The University of British Columbia
$84,770.00 CAD
- Ministère
- Conseil national de recherches Canada
- Pays bénéficiaire
- Canada
- Exercice financier
- 2020-2021
- Période de l'entente
- 30 avril 2020 – 28 février 2021
- Référence
- nrc-cnrc:172-2020-2021-Q1-947418
Objet publié
La productivité réduite au travail en raison de la dépression coûte à l’économie canadienne plus de 30 milliards de dollars par année (Le Conference Board du Canada, 2016); pour une entreprise canadienne représentative de 500 employés, la charge annuelle est de 1,4 million de dollars (BC Business and Economic Roundtable on Mental Health, 2007). L’absentéisme (qui s’entend ici de l’absence du lieu de travail en raison de symptômes de la dépression) contribue certes à ce coût économique, mais le présentéisme (la présence au travail d’employés moins productifs à cause de leurs symptômes) coûte encore plus cher aux entreprises (Evans-Lacko et Knapp, 2016). Les personnes souffrant de dépression ont donc besoin d’un soutien pour revenir au travail, mais aussi pour retrouver toutes leurs capacités fonctionnelles une fois réintégrées. Les programmes de soins de santé mentale en milieu de travail, qui visent à dépister et à soigner les employés souffrant de dépression pour répondre à ce besoin, deviennent de plus en plus populaires. De tels programmes peuvent aider à réduire la sévérité des symptômes de la dépression, mais ils ne s’accompagnent pas nécessairement d’une amélioration significative de la productivité au travail ou d’une diminution du présentéisme (Fukuwara et coll., 2011; Wang et coll., 2007; Lerner et Henke, 2008). Même les personnes dont l’état clinique s’est considérablement amélioré continuent à avoir des difficultés à leur poste de travail par rapport à des personnes n’ayant jamais souffert de dépression (Adler et coll., 2006). Ces observations faites en milieu de travail vont dans le sens des articles généraux publiés sur la dépression, dans lesquels il est montré que l’amélioration du rendement dans plusieurs aspects de la vie quotidienne ne suit pas toujours exactement la diminution des symptômes traditionnellement associés à la dépression (Bortolato et coll., 2016; Sheehan et coll., 2017). Les stratégies de traitement de la dépression spécifiquement axées sur la récupération fonctionnelle au travail continuent ainsi à faire défaut.
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